lundi 15 avril 2013

Playlist SunFinallyComes !

Bonjour,

Allez, il fait beau et je vais pas tarder à aller me faire bronzer la couenne, il me semble de bon aloi de vous suggérer quelques chansons pour vous accompagner dans un bon bain de soleil.

1 - Pixies - Hey : Une pop song comme les Pixies savaient en chier comme un lapin ses crottes rondes qui ressemblent à s'y méprendre à des céréales nesquick (attention, pas le même goût)

2 - June of 44 - Cardiac Atlas : Pas vraiment très shiny comme song, mais putain de riff, un beau truc à s'écouter au casque dans la rue

3 - Zenzile - Scars : Un peu mélancolique, mais Jamika a vraiment un voix qui vous transporte très très loin au dessus de la foule, à écouter bien dans son casque

4 - Beastie Boys - Girls : Une chanson bien conne, mais qui donne tellement la patate

5 - Fela Kuti - Lady : Alors là, question soleil-dans-ton-coeur, Mr Kuti sait y faire, un extrait parmi tant d'autres, vraiment une de mes grosses "révélations" de l'année, le genre de truc à te mettre la pêche un jour de dépression intense, à te faire danser même le plus coincé des puceau.

6 - The Kills - U.R.A Fever : La saison des amours commence, et rien de mieux qu'une chanson bien sexy pour avoir le slip/la culotte qui gratte. So Fucking sexy !

7 - P.J Harvey - Big Exit : La voix, la classe

8 - Mei Tei Sho - Chora di Alma : Une intro qui déboîte, la voix de Sir Jean qui t'emmène au delà des sphères terrestres, comme Fela, ça sent le soleil à plein nez, avec ce qu'il faut de rage

9 - The Bronx - Along for the Ride : Du bon punk moderne, voilà tout, ça fout la pêche et point barre.

10 - The Red Hot Chili Peppers - Blood Sugar Sex Magik : Meilleur album des RHCP, et chanson bien sexy elle aussi

11 - The Evens - Shelter Two : Il fait beau, vous êtes allongés dans l'herbe au parc avec votre amoureux/amoureuse, et il flotte dans l'air comme un sentiment que rien ne peut vous atteindre. Magique

12 - Pavement - Harness Your Hopes : Une pop song bien bancale, mais tellement bien fichue qu'il est dur de ne pas tomber sous le charme de cette petite voix de branleur, pas pour rien que la musique de Pavement était qualifiée de "Slacker-rock" (rock fainéant en gros)

Vous pouvez retrouver cette playlist sur le compte grooveshark de Tonton Benzouz, n'hésitez pas à me balancer des playlists à vous, j'aime découvrir.

A bientôt

lundi 11 mars 2013

The Evens - The Odds

Revoilà, enfin, un long-métrage du couple MacKaye-Farina depuis leur deuxième opus "Get Even" en 2006. Près de 7 ans après, donc, et un gamin en plus, ils reviennent nous caresser les oreilles avec leur formule guitare barytone-batterie bien à eux.

Dès les premières notes de l'ouverture King of Kings, pas de doute, c'est du Evens pur jus, pressé à la main, légèrement filtré dans une chaussette post-hardcore pour l'énergie et additionné d'une touche de sensibilité bien sentie pour éviter l'aigreur d'estomac dès le petit dèj.

Si on reconnaît bien leur style, comme sur l'EP annonciateur de l'année dernière, on sent aussi le chemin parcouru pendant ces années. Une petite nouveauté déjà, deux instrumentaux figurent sur l'album, "kok" clôture celui-ci et s'avère être une version instrumentale fredonnée de "King of Kings". Mais il y a aussi, et à mon goût surtout, le magnifique "Wonder Why", parfaitement inséré dans la tracklist car continuant "Sooner ou later".

Un morceau qui résume assez bien le style Evens, parfait équilibre entre rage et douceur.

A part ça, le travail sur la complémentarité des voix est impressionnant, il est maintenant utilisé à son impact maximal, entre questions-réponses sur les couplets, choeurs sur les refrains, j'en passe. Amy chante de mieux en mieux, et possède définitivement une belle voix légèrement écorchée.

Les grands moments du disques selon moi, les deux morceaux de l'EP de 2012 déjà, remis ici en pâture aux indigents qui n'avaient pas tout suivi en version mixée differemment pour "Warble Factor", toujours aussi catchy. "Timothy Wright" fait aussi bien son effet, avec son climat un peu bancal, raconte l'histoire d'un mec qui semble avoir tout perdu. Peut-être un des meilleurs témoignage de la complémentarité des voix de MacKaye et Farina.

Côté surprise, "Wanted Criminals" nous rammène vers Fugazi, riff presque bruitiste, couplets chantés-hurlés par Ian, atmosphère très chaotique, le ciel se couvre dès la deuxième piste de l'album et surprend bien après le classique mais fabuleux "King of Kings". Sur ce morceau rageur donc, le couple s'attaque à l'Etat sécuritaire dans lequel ils vivent.

Autre surprise, "Competing with the Till", raconte l'histoire d'un patron de bar-concert plus intéressé par l'appât du gain d'une soirée pleine à craquer que par l'action artistique en elle-même. Chant partagé entre MacKaye et Farina sur fond de petit riff jazzy, agrémenté sur le break d'explosion de trompette bien acide. Le refrain en choeur est tout simplement magnifique !

Le reste de l'album est très bon, il ressort une grande homogénéité de tout ça, malgré la variété des climats rencontrés. Une petite note sur l'emballage pour finir, la pochette montre le capitol en arrière-plan et l'enfant MacKaye-Farina sous un ciel menaçant, enfant d'ailleurs sujet de plusieurs chansons ("King of Kings", "Broken Fingers"). L'insert intérieur comporte une blague plutôt marrante sur la société de consommation, on retrouve les paroles (quelle idée fabuleuse, prenez-en tous de la graine, au lieu de nous sortir des photos de merde ou des collages de tétraplégiques).

Un très bel objet donc, une galette qui va réjouir tes oreilles, celles de tes amis (j'en témoigne) voire même des plus vieux d'entre nous. Allez, file écouter ça, c'est dispo chez Dischord, tu peux jeter une oreille sur le requin qui groove.

mercredi 15 août 2012

Quelques groupes Noise/Post-hardcore/etc...

Fugazi - Groupe culte de la scène Washingtonienne et fleuron de l'écurie Dischord pilotée par Ian Mc Kaye, son leader, Fugazi est un groupe hors-norme au sein de la communauté underground.

Après avoir marqué le punk-hardcore avec Minor Threat puis amorcé la transformation de celui-ci en post-hardcore, Ian Mac Kaye fonde Fugazi avec son ami Joe Lally à la basse. Ils sont rejoints par Guy Picciotto et Brendan Canty, déjà connus pour leurs faits d'armes avec Rites of Spring notamment. Le post-hardcore ? euh comment expliquer ce que c'est...Disons que c'est le hardcore avec l'énergie du punk mais la finesse de réalisation en plus, la vitesse supersonic en moins (sauf parfois...) mais sans perdre de puissance.

Fugazi a marqué toute une génération de groupes, et ce sans commettre le moindre sans-faute musical. Tous leurs disques ont leur petite identité propre: hardcore pour 13 songs (compilation de 2 EP) et In on the Killtaker, expérimental avec Red medicine ou encore plus 'ambiant' et racé avec End Hits.

Avec sa musique mélant puissance et un sens certain de la mélodie, développé au fil des albums jusqu'au dernier, The Argument (2001, déjà...), Fugazi a su créer son propre jeu en gardant une éthique exemplaire, mettant un point d'orgue à ce que tout le monde puisse rentrer dans les concerts pour 5$ et proposant des tarifs bas pour les albums du label (regardez donc le prix en dollars derrière la pochette d'un "Dischord"). Increvable et intemporel, un groupe qui restera dans mon top 10 encore plusieurs années.

A noter, pour ceux qui connaissent déjà un peu le groupe: Fugazi a eu l'honneur d'un DVD retraçant toute une partie de leur carrière. "Instrument", comme il se nomme, est l'occasion de voir plusieurs performances live très intense, des images "en privé", et d'avoir des inédits sous la main ! Certains sont vraiment bons et accompagnés de diverses démos de la période Red Medicine/End Hits. Et même si vous ne faites pas partie des amateurs de leur zik, jetez un coup d'oeil sur ce docu quand même, sa patte graphique granuleuse et son montage pourrait bien vous interesser... Pour exemple, certains plans sont filmés à l'entrée des concerts, dans les files d'attentes. On y voit des très jeunes comme des gens dans la "midlife", tout ça sur fond de Fugazi, assez poignant de mon point de vue. Un groupe à écouter pour la culture, quoique vous aimiez!

Blueprint (Repeater):

Shellac - Encore un groupe qui a déjà sa place dans le coeur, les étagères et désormais les disques durs de pas mal d'amateurs de rock. Emmené par Todd Trainer (batterie), Bob Weston (Basse) et Steve Albini (guitare, chant), Shellac est une vraie référence dans la musique underground. Peu prolifique en terme de production discographique (4 albums depuis 1994 et quelques EP) et faisant rarement de grosses tournées, Shellac est un groupe imprévisible qui a su développer un son unique.

Sous la houlette d'Albini donc, connu comme producteur de Nirvana (In Utero), PJ Harvey (Dry,Rid of me), Pixies et autres, Shellac créé un son âpre et aggressif, lourd et terrifiant. La basse ronde et massive martèle dur et constitue le mur d'enceinte de cette forteresse sonore. A l'intérieur, la batterie assez free et la guitare metallique d'Albini font des merveilles. La sécheresse des riffs de "My Black Ass" (At Action Park, 1994) ou encore "This is a picture" (Terraform, 1997) feront saliver pas mal de guitaristes de noise à la recherche du SON !

Quatre albums seulement pour Shellac mais 4 albums de grande qualité, on sent que les gars prennent le temps de faire les choses bien entre deux travaux de production. "At Action Park", premier effort culte annonçait déjà la couleur avec ce son râpeux et lourd, digne héritier de la maison Big Black, ancien groupe d'Albini. "TErraform", le deuxième et peut-être mon préféré, s'ouvre par le mythique "Didn't we deserve a look at the way you really are ?", morceau de plus de 10 min mené par un riff de basse groovy et pesant entrecoupé par des vomissements incontrôlés de la "Travis Bean" de Steve Albini.

A écouter, au moins pour l'histoire...!

This is a Picture (Terraform):

June of 44 - Résolument plus math-rock que les deux groupes précédents, JUne of 44 possède aussi un statut moins culte et plus obscure que Fugazi et Shellac. Toutefois, rien à dire, la qualité est là. Mélodique, expérimentale mais cependant rock, la musique de June of 44 puise sa puissance dans un groove de basse lourd et élastique, la finesse de ses guitares pas avares d'entrelacements alambiqués et la batterie métronomique mais aimant aller gambader ci-et-là pour briser la routine. Vraiment un groupe qui compte dans toute bonne discographie indé, notamment pour le très mélodique "Four Great Points" ou encore "Tropics and Meridians". A l'écoute de ce dernier, on est sonné par l'intro ultra-noise "Anisette" (?) puis l'alternance calme/colère de "Lusitania".

Fortement conseillé, donc...

Hüsker Dü - Encore un groupe ayant marqué une époque de son empreinte, en l'occurrence celle de l'underground américain 80's. Hardcore dans la forme, avec tempos ultra-speedés et voix rocailleuse mi-hurlée, la musique de Hüsker Dü ne doit pourtant pas être réduite à cette étiquette. En effet, le trio de Bob Mould montrent un vrai talent de composition, à prendre pour exemple leur album culte : Zen Arcade, double LP massif enregistré en 2 jours. A l'image du Mellon Collie and the infinite Sadness des Smashing Pumpkins, l'lbum alterne entre morceaux purement hardcore, ritournelle pop ou folk, instrumentaux ambients et chansons power-pop-hardcore. En terme de son, les instruments émergent de l'apparente bouillie sonore pour se faire chacun sa place. Des titres à écouter pour vous convaincre? "Broken Home broken hearts", "Never talking to you again", "Somewhere" ou le très hardcore "Pride". Je m'en tiendrai ici pour la description, n'ayant pas eu l'occasion de parcourir le reste de leur disco.

Shipping News - Groupe formé d'anciens de June of 44 notamment, Shipping News développe un noise rythmique bien dark, comme en atteste leur dernier album en date, "One less heartless to fear", enregistré live et doté d'un fort bel écrin de carton, ma p'tite dame! Côté son, la basse est bien présente en toile de fond, les guitares balancent la sauce, avec alternance entre passages de tension et explosion de fureur sporadiques, à l'image de l'ouverture géniale de "One heartless..." : l'effrayant Antebellum. The Delicate retient aussi l'attention avec sa couleur très Shellac-ienne, martèlement binaire de batterie, riff minimaliste et basse claquante et massive.

Un groupe vraiment intéressant, pour les amoureux de Shellac et June of 44

Jesus Lizard - Attention, du gros gros lourd ! Ce quatuor de noise-rock brutal a marqué de son empreinte la musique des 90's. Emmenés au chant par le clown David Yow, digne héritier de Iggy Pop, the Jesus Lizard peuvent se targuer d'avoir enregistré une tripotés de chef-d'oeuvres : "Goat", "Liar" voire "Down" et sa superbe pochette, bien que ce dernier soit plus sujet à contradiction. La basse monolithique aligne les riffs d'anthologie, soutenue par une batterie discrète mais faisant parfaitement son office. Sur cette solide section rythmique vient se greffer la guitare de Duane Denison qui nous offre des riffs superbes, influencés par le jazz par moments, ce qui nous donne des plans vraiment suprenants. Le son est là donc, et comme mon inspiration se tarit rapidement, je vous balance une sélection de 5 titres à écouter pour se former aux Jesus Lizard :

1- Fly on the wall (le riff de basse...)

2- Seasick

3- Slave Ship

4- Monkey Trick

5- Thumper

Rope (Liar):

Unwound - Là encore un groupe assez unique, power trio dans le plus pur style noise-rock 90's. Déjà enterré malheureusement, le combo laisse derrière une floppée d'albums excellents et variés, les premiers jets rageurs ayant laissé place à des oeuvres plus cohérentes et matures, telles que le doublé magique "The Future of What"/"Repetition". Loin d'être seulement un groupe de noise-rock/post-hardcore dans-ta-face, Unwound aimait à laisser parler d'autres influences, comme sur le dub hypnotique "Sensible" (Repetition) et n'hésitait pas non plus à inclure quelques claviers bien sentis sur des compositions instrumentales. Ce qui me marque le plus dans le son d'Unwound est tout de même la basse, qui s'offre des moments de puissance brute scotchants, en appui d'une guitare élaborant un mur du son noisy. "For your Entertainment" (Repetition) en est un parfait exemple.

Certaines chansons, plus "riff-driven" impressionnent aussi : Laugh Track (Challenge for a Civilized Society) ou encore Corpse Pose (Repetition, encore lui!). En bref, sens de la mélodie, rage et bon goût font de Unwound un sacré bon groupe !

Demolished (The Future of What...) :

Jawbox - Groupe de la scène bouillonnante de Washinton D.C circa 80's- 90's, bien entendu sur le label de MacKaye Dischord, Jawbox possède un statut culte grâce à son excellent deuxième opus "Novelty", synthèse parfaite entre le post-hardcore et des élans pop du plus bel effet. Malheureusement, le nom du gang de Jay Robbins est aussi connu pour avoir quitté Dischord au profit de la major Atlantic pour y sortir un autre chef-d'oeuvre : "For your Own Special Sweetheart". Malheureusement, dis-je, car une grande partie de la communauté underground lui est tombé sur la gueule comme des membres du K.K.K sur un black, les fustigeants d'être des vendus. Pourtant, à l'écoute de "For your Own...", pas de doute que le groupe n'a pas vendu son âme au diable : FF=66, Savory, Motorist ou encore Chicago Piano (Mmm, ma préférée!) sont des putains de chansons, point. L'hérésie fut partiellement lavée lors de la réédition de cet album il y a quelques temps, ressorti sur Dischord. Peut-être un des groupes les plus accessibles de cet article, foncez-y !

Papier Tigre - Cocorico ! Les représentants français de cette chronique. Mais gare, ce n'est pas mon côté chauvin qui m'a poussé à mettre des frenchies dans cette chronique, mais bien parce que Papier Tigre, sur album comme en live, vaut vraiment le détour ! Résolument plus math-rock que noise, le combo nantais aime les saccades, les faux départ, les explosions et ce sans oublier la mélodie, Nelson ! Déjà trois albums au compteur, dont le dernier plus "pop", Papier Tigre est vraiment un groupe dont je me devait de parler, preuve que le rock français, s'il n'est pas francophone, n'est en tout cas pas mort!

Autres groupes d'intérêt public:

Slint - Noise cultissime

Unsane - Brooklyn Noise Rock culte

Chick Peas - Noise Rhodanienne

Bancal - French Noise introuvable (merde !)

Polvo - Noise-Pop?

Scul Hazards - 100% Pure Noise pressée

One second Riot - French creepy ambient Noise

Double Dagger - Furieux trio Drum-bass-voice

L'Enfance Rouge - Rock Noisy indescriptiblement magnifique

Bluetip - Post-hardcore puissant et mélodique de chez Dischord

Q and not U - Post-hardcore mélodique voire Pop de chez Dischord

dimanche 5 août 2012

The Evens

The Evens Duo formé du couple Ian MacKaye (Fugazi, Embrace, Minor Threat,...) et Amy Farina (The Warmers), the Evens est vraiment un groupe qui tient une place toute particulière dans mon coeur et que j'aime à faire découvrir. D'ailleurs, aucun retour négatif jusqu'à présent, si c'est pas un signe ça ! 

Ian MacKaye délaisse ici sa fameuse Gibson SG crème au profit d'une guitare barytone acoustique tandis que bobonne s'occupe des fûts, ça change pas trop des casseroles vous me direz... Le rien que l'on puisse dire, c'est que leur formule folk-rock épurée teintée de légers relents post-hardcore fonctionne du tonnerre de Zeus, bordel ! Jouant astucieusement sur la dualité des voix masculine-féminine, leur musique distille une énergie et une rage vraiment galvanisante. Au niveau des lyrics, bien que je ne comprenne pas tout, certains morceaux sont clairement des charges contre le système paranoïaque américain.

Leur premier opus, "self-titled" (2005), regorge de tourneries folk revigorantes, à l'image de "Mt Pleasant Isn't" ou "All these Governors". Cependant, l'atmosphère sait aussi être à la contemplation, comme sur "Sara Lee" et "On the Face of It". Les 12 titres s'enchaînent parfaitement, et les plans rythmiques de guitare et de batterie me laissent parfois sans voix (comment ça, j’exagère !?). Rien qu'un exemple, le magnifique riff de guitare en suspension de "Mount Pleasant Isn't".

 
Le deuxième effort, "Get Evens" (2006), reprend les choses là où elles avaient été laissées, en prenant le soin d'augmenter le tempo et d'ajouter ça-et-là des influences légèrement "world music" pour diversifier la recette toujours aussi simple guitare barytone-batterie-voix. Certains passages étonnent, par exemple sur "No Money" et son interlude aux couleurs africanisantes et dansantes. Les morceaux sont tous savoureux mais les plus énergiques emportent mon adhésion: "You Fell Down", "Dinner with the President". En clair, deux albums increvables et uniques, avec le p'tit troisième pour très bientôt!

Justement, pour patienter, ils nous ont concocté un petit 2 titres bien alléchant et qui contient à mon sens la meilleur chanson de The Evens à ce jour: "Warble Factor". Un riff de gratte énorme, tout simplement. En espérant que de sérieux concurrents viendront lui disputer le piédestal avec la sortie du 2e album.



Longue vie aux Evens !

Warble Factor :

vendredi 25 mai 2012

Sélection Hip-hop

Bonsoir,

Avec ce billet, j'inaugure une série de sélection de disques/artistes classés par genre musical, les choix étant très très subjectifs. Je compte sur vous pour me faire découvrir d'autres groupes qui devraient selon vous figurer dans les différentes sélections.

Allez, on commence donc avec une petite sélection hip-hop, en précisant que je suis un rookie dans ce style. Cependant, j'apprécie à l'occasion me prendre de grands coups de beats tout en me faisant insulter grassement.

Enter the Wu Tang - Wu Tang Clan

The monument du hip-hop east-coast. Les flows ravageurs du collectif associés à des samples soul aux petits oignons (le "After laughter come tears" de Wendy René sur "Tearz") et à l'occasion d'extraits de fimms d'arts martiaux font de ce disque un véritable incontournable, à écouter même si ce style vous donne la gerbe, juste pour la culture...
Un album très cohérent qui groove velu, sans fioritures et bien loin des clichés bitches and money, ça fait plaisir !
Ecoutez donc Protect Ya Neck ou C.R.E.A.M (acronyme de Cash Rules Everything Around Me).



Liquid Swords - GZA (the Genius)

Sorti en 1995, ce projet solo d'un des plus éminent membres du Wu Tang ne souffre en aucun cas de la comparaison avec l'album du collectif. On retrouve d'ailleurs des samples de film d'arts martiaux, ici issus du film Shogun Assassin.
GZA nous offre quelques pépites sur cet album : Liquid Swords, qui ouvre l'album par une longue tirade issue du film sus-cité mais aussi Duel of the Iron Mic ou encore 4th Chamber. Cependant, j'avoue avoir du mal à me le farcir d'une traite sans passer 3-4 pistes, contrairement à Enter the Wu Tang.


Only Built 4 Cuban Linx - Raekwon

Autre album solo d'un membre du Wu Tang, sorti lui aussi en 1995 et tout aussi intéressant que les deux ci-dessus. Des morceaux vraiment marquants (Knuckleheadz et Incarcerated Scarfaces entre autres). Et comme sur le Liquid Swords de GZA, beaucoup de featuring de la Wu Family viennent appuyer l'ami Raekwon dans des joutes verbales qui apportent une variété bienvenue dans l'album. On y retrouve même une "reprise" d'un titre originaire du Enter the Wu Tang, Can't It Be All So Simple, preuve qu'il semble difficile de couper le cordon.
A noter la sortie en 2009 d'un Only Built for Cuban Linx Part.2.



Où je vis - Shurik'n

Vénérable membre d'IAM, Shurik'n signe ici un album solo proche de la perfection où l'on retrouve pas mal de ses compères de Marseille. Le flow du bonhomme est vraiment impeccable et sert parfaitement ses lyrics intelligents et lucides, qu'il déclame tel un vieux sage du rap français du haut de sa montagne. Certains morceaux intègrent parfaitement des samples de musique asiatique et permet d'apporter de la diversité à l'album, à la couleur relativement sombre. Mes morceaux phares : Samuraï, Oncle Shu et Mémoires avec Sat de la Fonky Family.


Black Sunday - Cypress Hill

Fumeurs de marijuana revendiqués (voir les notes du disque qui montrent, chiffres à l'appui, que le cannabis fait beaucoup moins de mort que l'alcool ou le tabac...) les rappeurs hispano-américains de Cypress Hill signent avec ce deuxième album un vrai tour de force.
Utilisation astucieuse d'un sample de "Son of a preacher man" sur le Hit from the Bong (gros hit de l'album), I wanna get High, les gros flow hispaniques chauds des MC's mettent réellement la pêche. Un bon gros disque à posséder dans sa discographie même pour les non-fans de rap.



Bon, là je tombe à court d'inspiration pour décrire ce qu'il me reste sous le coude, donc je vous balance une petite liste pour terminer :
Paul's Boutique, Ill Communication - Beastie Boys
Fear of a Black Planet - Public Enemy
Straight Outta Compton - N.W.A
L'école du Micro d'Argent - IAM
Paris sous les Bombes, Suprême NTM - NTM

A venir, une grosse sélection Noise/Post-hardcore de derrière les fagots.

See you !

dimanche 13 mai 2012

The Minutemen - Jamming in San Pedro

Attention messieurs et mesdames,pour le retour de Tonton Benzouz après hivernation prolongée, rien de moins qu'une petite chronique sur un putain de groupe culte !

Les Minutemen, issus de San Pedro (Californie) ont fortement marqué la scène indé américaine des années 80, parmi les Black Flag, Hüsker Dü et autres Sonic Youth.
Mélange explosif de punk, funk et jazz, leur musique dégageait une énergie incroyablement communicatrice, qui vous donnait envie de bouger son bull comme jamais ! Les guitares speedés de (feu) D.Boon, la basse ronde et ultra-groovy de Mike Watt (FireHOSE, the Stooges,...) et le jeu de batterie élastique et riche de Georges Hurley réalisaient des merveilles, sur des plages musicales excédant (très très) rarement les 2 minutes.


Double Nickels on the Dime (1984, SST), double album gargantuesque et majestueux, reste le témoignage le plus brûlant de l'énergie et la rage des trois compères. Vietnam, This ain't no picnic, West Germany ou encore the Glory of Man figurent parmi les grands moments de cet opus culte, dont les deux galettes affichent un total de 45 chansons. Quelques surprises toutefois au milieu de ce déchaînement de riffs à 100 mph soutenus par une basse très en avant : Cohesion, bel interlude acoustique ou encore la balade History Lesson part.2, retraçant l'histoire du groupe: "we learnt Punk-Rock in Hollywood" proclame fièrement D.Boon. Pour la petite anecdote, le premier vers de cette chanson, "our band could be your life", a donné son titre au livre de Mickael Azerrad, ouvrage indispensable pour qui a envie d'en apprendre plus sur la scène indie-rock américaine des années 1980. 
Two Beads at the End :

Pour en revenir à l'album suscité, certaines compositions démontrent un vrai talent de composition (the Big Foist, Two Beads at the End, Dr. Wu) bien que la couleur globale de l'album soit le funk passé à la moulinette punk-rock.

Peut-être connaissez-vous sans le savoir les Minutemen si vous avez aimé dans vos jeunes années regarder une bande de crétins sadomasochistes américains se manger des gaufres et s'infliger quelques sévices corporelles bien senties pour le plus grand plaisir de la jeunesse white trash du monde entier. En effet, le générique de l'émission Jackass n'est autre qu'une chanson des Minutemen: Corona.



Cependant, l'influence de ce groupe parti de rien s'inscrit bien au delà de la musique, car ces larrons sont aussi un des exemples les plus radicaux du Do It Yourself. En effet, le groupe mettait un point d'orgue à vivre de façon démerde en permanence, tournant dans un vieux van, refusant tour-manager et compagnie pour gérer de A à Z l'organisation des tournées.


The Roar of the Masses Could just be Farts (quel titre !) :

Malheureusement, l'aventure Minutemen pris fin de manière bien dramatique le 22 décembre 1985 avec la mort du chanteur guitariste D. Boon dans un accident de van.
Aujourd'hui encore, le groupe reste une influence majeure de la scène rock underground et presque 30 ans après, les compositions de Double Nickels on the Dime sonnent toujours aussi actuelles.

Un petit extrait pour vous faire une idée

PS : Ah, je voulais ajouter quand même que l'oeuvre du groupe ne se limite pas à l'unique Double Nickel..., je vous conseille aussi fortement les albums The Punch Line (plus punk) et Buzz or Howl Under the Influence of Heat (What the fuck ?) qui contient des morceaux vraiment surprenants. La discographie du groupe est présente sur Grooveshark, allez donc y jeter une oreille et prendre une bonne grosse claque dans la face !

PPS : Un documentaire sur le groupe nommé "We Jam Econo" est sorti il y a peu, je ne l'ai pas visionné mais j'imagine que ça vaut le détour...

Viet Nam :

lundi 14 novembre 2011

Queens of the Stone Age - s/t

Groupe initialement formé d'anciens du groupe Kyuss, formation culte des années 80-90 parmi les précurseurs du stoner. Un rapport avec les pierres qui roulent ? Que nenni ! Apparemment ce terme provient plutôt du fait que ceux qui joue cette musique fumaient généralement de l'herbe. Aussi appelé Desert Rock du fait que les premiers groupes américains à l'avoir popularisé (dont et surtout Kyuss) vivaient en Californie, à Palm Desert.

Queens of the Stone Age - s/t
Après le final And the Circus Leave Town... en 1995 et aussi une tournée avec Metallica en 1993 grâce à l'aide de Dave Grohl, l'aventure Kyuss prend fin...
Cependant, Josh Homme (Guitare) et Alfredo Hernandez (Batterie) décident de former Queens of the Stone Age et sont bientôt rejoints par Nick Oliveri (basse), lui aussi ancien de Kyuss.
Le résultat est ce premier self-titled, album aussi bon que Songs for the Deaf (2003). Le son est puissant, la guitare plus rock que dans Kyuss sans forcément perdre en lourdeur, une des marques de fabrique du genre. La basse de Nick Oliveri cogne, et offre des riffs d'intro d'antologie pour la superbe You can't quit me baby ou l'aérien Mexicola. Groovy sur la calvacade Give the Mule what he wants, avec sa guitare grasse comme un pet de suppo...

En plus de concocter des riffs mélant épaisseur et décollages stratosphériques, Josh Homme possède une voix légèrement plaintive et totalement nonchalante (Mexicola, encore...) qui fait vraiment des merveilles.
Album énorme, cet album sera suivi de l'énorme Rated R (200) et du désormais classique Songs For the Deaf (2003) avec Dave Grohl derrière les fûts.
Depuis, le line-up a changé plusieurs fois, Nick Oliveri a quitté le navire et les derniers albumssont bons mais manquent de la magie des premiers.
En attendant du nouveau...